SB - VII.156.M  

Hans Gaspar Dollfus 284/412
 baptisé le 22 décembre 1700 à Mulhouse* (68)  le 22 mars 1788 à Illzach (68)
fils de Philipp Dollfus (1666 - 1730) 568/824 et de Martha Franck (1668 - 1732) 569/825
 il épouse le 14 novembre 1729 à Mulhouse (68)
 
Chrischona
Pfaff 285/413
 baptisée le 14 décembre 1710 à Bâle (CH)
en 1782 à Illzach (68) 
fille de Adam Pfaff (1684 - 1752) 570/826 et de Maria Schrotberger (1679 - 17..) 571/827
 

            * Mülhausen, ville libre, alliée perpétuelle des cantons suisses.

Enfants :
     (Les quatre premiers baptisés à l'église St Etienne de Mulhouse, les autres à Illzach)  
(à relire)  
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Adam Dollfus (29.10.1730 - 12.08.1739, à Mulhouse), a
Philipp Dollfus (04.01.1732 - 01.02.1767 à Héricourt), b
il épouse en 1759 à Illzach Marguerite Perdrizet
Maria Dollfus (16.01.1735 - 15.01.1802, à Mulhouse), c
elle épouse le 30.10.1758, à Illzach, Niclaus Zürcher (17.. - 1... )
Martha Dollfus (02.12.1736 - < 1749, à Illzach), d
Hans-Caspar Dollfus (25.02.1738 - 23.03.1778, à Mulhouse) 284142/412206, e
il épouse le 09.08.1763, à Bubendorf, Salome Schmerber (15.04.1775 - . . . 1857)
Adam Dollfus (18.01.1740 - . . . ,à Illzach?), f
Johannes Dollfus (28.11.1741 - . .1807, à Colmar), 142/206,
, il épouse
le 30.09.1764 Elisabeth Risler (12.03.1745 - 14.03.1803) 143/207,
Chrischona Dollfus (07.1743 - 27.02.1795, à Mulhouse), h
elle épouse le 20.08.1766, à Illzach, Peter Huguenin (17.. )
Hans Georg Dollfus (07.09.1746 - 13.09.1789, à Mulhouse), i
il épouse le 20.09.1769, à Mulhouse, Maria Magdalena Geyelin (17.. )
Martha Dollfus (16.03.1749 - 03.02.1818, à Mulhouse), j
elle épouse le 03.02.1768, à Illzach, Anthony Spoerlein (17.. - 1... )
Barbara Dollfus (30.04.1753 - . . . , à Illzach ?), k
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Hans Caspar (Jean Gaspard) Dollfus (ou Dollfuss), est né à Mulhausen.
A l'âge de 16 ans, il quitte le domicile familial et sa ville natale pour se lancer dans des études supérieures. Il s'inscrit en avril 1717 à l'Université de Bâle. Il figure sur les registres sous le nom de "Jos. Caspar Dollfussius". Il est alors de mise de latiniser son nom.
Le recteur de l'Université de Bâle est alors Johannes Bernouilli (1667 - 1748) 1306/1818 *. Hans Gaspar devient "maître es-art" en 1718 après avoir soutenu une thèse de philosophie**.

 
¤ Revenu à Mulhouse, il est nommé pasteur de l'Eglise Française jusqu'en 1737, preuve que ce jeune homme est parfaitement bilingue.
 
Cette petite "église française" regroupe les quelques familles francophones de la ville, essentiellement des personnes de passage ou des employés originaires de Montbéliard, particulièrement nombreux après la création des premiers ateliers d'indiennage.
Sa fondation date de 1685, et visait à offrir aux soldats protestants de la garnison de Neuf-Brisach, un lieu de culte pour y célébrer des offices. Le culte a lieu dans le cœur de l'ancienne église désaffectée des Fransciscains, la nef servant d'arsenal.
Au début du XIXe siècle, quand les cultes sont réorganisés à Mulhouse, la paroisse française, qui s'est considérablement agrandie par la venue des familles des industriels francophiles de Mulhouse, se construit un nouveau temple à l'angle de l'impasse des cendres et de la rue... Le bâtiment, agrandi au milieu du XIXe siècle, existe toujours. C'est l'actuel temple St Jean.

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Il a des liens familiaux lointains, par alliance, avec le jeune étudiant, puisque sa fille, 
Elisabeth Bernouilli, est l'épouse de Johannes Dollfus (1694-1716).
Sa thèse, publiée à Bâle en 1718 a pour titre :  
"Dissertatio philosophica de studio animi vertate et virtute perficiendi maxime necessario".
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 * Ils sont probablement morts  enfants à Illzach, mais le  "Kirchenbuch" du vilage, dans
 lequel sont notés naissances et  décès est en partie incomplet.
 
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endant toute la période "d'annexion", de 1871 à 1918, cette paroisse va devenir la paroisse de l'élite mulhousienne francophile, alors que le temple St Etienne, paroisse historique de la ville, va devenir plus populaire. Cette fracture sociale est encore très visible dans la deuxième moitié du XXe, malgré des efforts menés pour redécouper les paroisses de Mulhouse selon un schéma géographique.
Au début du XVIIIe donc, au contraire, c'est une toute petite assemblée. Elle va grandir au moment du développement des manufactures d'Indiennes, du fait de l'accueil d'une vaste main d'œuvre en partie originaire de la principauté luthérienne de Montbéliard. C'est une assemblée de petites gens, des immigrés à Mulhouse. Bien que les habitants de Montbéliard soient luthériens, c'est un culte strictement réformé qui leur est assuré à Mulhouse. La ville ne tolère, avant 1798, aucune exception.

¤ Chrischona Pfaff est née dans la ville de Bâle. Son père et sa mère possèdent le droit de citoyen de cette cité, mais les familles Pfaff et Schrotberger n'y sont pas installées depuis très longtemps. Il y a d'ailleurs plusieurs familles de ces patronymes qui viennent d'endroits différents.

Hans Caspar Dollfus, qui ne doit pas déborder de travail dans son ministère, garde des liens étroits avec Bâle, où il doit se rendre encore assez régulièrement. Mulhouse est alliée à la grande ville suisse et maintient avec elle des liens étroits et des échanges constants.
C'est sûrement ainsi que le jeune pasteur fait la connaissance de la famille Pfaff et de Chrischona et que se décide leur mariage.


¤ Très vite des enfants viennent remplir la maison, Chrischona en met 11 au monde, 6 garçons et 5 filles. Deux décèdent dans leur adolescence, le destin de deux autres est inconnu *, mais 7 parviennent à l'âge adulte et se marient. Hans Caspar et Chrischoona ont donc une grande famille.

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En 1737, Hans Caspar est nommé pasteur à l'église d'Illzach, ce village de la périphérie de Mulhouse et dont la ville est le seigneur. Il déménage donc dans le grand presbytère avec son épouse et leur quatre enfants, Adam, Philipp, Maria et Martha. Les autres naissent dans cette maison.
 
               

 

Hans Caspar Dollfus est pasteur d'Illzach jusqu'en 1788. C'est un long ministère pastoral : 50 ans. Le pasteur Dollfus consacre pleinement toutes ces années à sa communauté rurale. Il apporte son aide et son soutien au développement du village en faisant creuser à ses propres frais un canal d'irrigation allant d'Illzach à Modenheim (hameau voisin) pour permettre de mettre en culture des terres trop souvent inondées ou marécageuses.
Il hérite en 1768 de la moitié de la fortune de son frère cadet, Hans Georg 284/413 g, décédé en Angleterre sans enfants
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Sources :  Max Dollfus, 'Histoire et généalogie de la famille Dollfus de Mulhouse', 1909, notice n° 47  

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