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II.1.F Voir aussi

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Ernest Alexandre Romulus Siben .10/.14
né le 17 janvier 1857 à Pistoia [Pistoja] (I) le 29 septembre 1921 à Meudon (92)
fils de Alexandre Siben (1824-1882) 20/28 et de Caroline Le Duc (1827-1910) 21/29
épouse le 13 octobre 1890 à Paris (75)
Louise Alinska Gouzy .11/.15
née le 18 mai 1868 à Toulouse (31) le 2 décembre 1921à Meudon (92)
fille de Paul Gouzy (1833-1919) 22/30
et de Delphine Rocaché (1837-1910) 23/31

Ernest et Louise

   
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Une expédition
d'Alexandre
en 1879

 

 

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Enfants : 1) Paul Alexandre dit Paulou Siben (03.08.1891 - 25.05.1896) 4a/6a
Enfants : 2) Jean Siben (20.04.1894-15.10.1984) 4b/6b,

Enfants : 3) il épouse en 1921 Jeanne Marie Wilmet (1898~1996)
Enfants : 3) Paule Marie dite Paulette Siben (28.09.1897- 16.02.1982), 5/7
Enfants : 3) elle épouse en 1923 Yann Franc de Ferrière (1898-1989) 4/6

Enfants : 4) Henri Gaston dit Pim Siben (04.10.1899 - 26.10.1919) 4d/6d

  
   
Pim, 
Jean
et
Paulette

 Ernest, comme son frère Léon, porte le prénom de Romulus. En effet, c'est de tradition que de donner ce prénom peu courant en France à tous les garçons nés à Pistoja, petite ville de la province de Florence, en Italie. Ce n'est pas pour déplaire à Ernest qui, un soir de réception, murmure à la jeune fille qu'il est en train de faire valser "Je m'appelle Romulus". Mais son frère cadet qui danse juste à côté l'entend, et lui coupe tout son effet en jetant par dessus son épaule "moi aussi !" Ah ! ces petits frères, parfois ...

Ernest passe son enfance en Italie. Son petit nom d'affection est alors Nino et il parle autant l'italien que le français.

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Ernest Siben,
croqué par son frère
Léon,
lors d'un voyage
en Belgique vers 1879.
 

   
Son père travaille à la construction du chemin de fer de Florence à Bologne. Ils habitent une belle maison à Pistoja, Via delle Gore Lunghe, au n 13. C'est un ancien palais, avec de grandes salles carrelées, un escalier monumental et un jardin qui est leur espace de jeu. Ernest n'a que sept ans quand la famille quitte Pistoja pour Gênes, en janvier 1866. Leur nouvelle maison se trouve Via Goïto. Son père vient d'être nommé directeur des chemins de fer de Ligurie et participe à la construction de la ligne de Ventimiglia (Vintimille) à Gênes. Les quatre enfants commencent à étudier le piano sous la direction de leur tante Amélie Siben, qui a rejoint son frère Alexandre avec sa soeur Hortense.
 
Il a déjà appris à lire à l'école à Pistoja, il poursuit son instruction sous la houlette d'un vieux prêtre qui leur enseigne le latin. Sa tante Hortense est professeur de littérature. Et d'autres précepteurs se chargent de lui faire découvrir le grec et l'algèbre qui le passionnent. Pendant les vacances, les enfants quittent la ville. Ils vont à Montobbio, dans les Apennins, s'ensauvager avec les jeunes gardiens de chèvres au milieu des châtaigniers, à Egli, où leurs parents ont loué une grande villa, au bord du Lac Majeur.
En 1868, les enfants découvrent Vezin (45), le village de leur mère et leurs cousins français. En 1873 il est envoyé au lycée à Nice avec son frère. Il passe son baccalauréat l'année suivante.
Sa famille rentre en France et s'installe à Paris, rue de St Pétersbourg.
 
Ernest prépare Polytechnique qu'il intègre le 1er novembre 1878, poursuivant la tradition familiale commencée par son père, lui aussi ancien de Polytechnique.
Sorti de l' "X ", il choisit l'artillerie et va à Fontainebleau en 1879. En 1882, il est nommé à la 2e batterie du 22e régiment à Versailles où il apprend à monter à cheval, sport qu'il prend en passion. Malgré son désir, il n'arrive pas à se faire nommer à Saumur.
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Le capitaine  

 


E
n 1884 il part faire son école du feu à Quèlern, en face de Brest. Il est envoyé en mars 1887 dans les Alpes avec sa batterie de montagne. En juillet il rejoint donc un bataillon de chasseurs alpins à Guillestre, près de Montdauphin. Il fait des manoeuvres de brigade dans la Chartreuse et passe l'hiver à Grenoble. L'année suivante est un peu la même, dans d'autres massifs des Alpes. Malgré la beauté du pays, la répétition des manoeuvres le lasse et (1) il espère être nommé ailleurs. C'est donc avec joie qu'il reçoit sa nomination de capitaine à la direction de Laon en septembre 1889, mais c'est pour lui une vie monotone de bureau, dont il s'échappe le samedi soir pour une visite dominicale à Paris. 
E
n mai 1890, Ernest est invité avec son frère Léon chez Mlle Loizillon, où il rencontre pour la première fois Louise Gouzy. Huit jours après il la demande en mariage. Ils se fiancent le 4 juin*. Ils se marient le 14 octobre à la mairie du 6e arrondissement à Paris, et le lendemain à l'église de Saint-Germain-des-Prés.

Louise naît à Toulouse, en 1868, boulevard Napoléon (depuis boulevard de Strasbourg) . Son père, militaire de carrière, est sous les drapeaux en 1870-1871. Encore toute petite fille, elle est donc très surprise de voir revenir ce monsieur qu'elle ne (re)connaît pas ! Louise adore son grand-père maternel avec lequel se tissent des liens très forts. Toute petite, il lui apprend des mots de langues étrangères. Son père étant nommé à Paris, ils s'installent rue de Grenelle puis Petite rue St Antoine et enfin 38 quai Henri IV en face du Jardin des Plantes.

 

 

 

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* Il faut l'autorisation de l'armée pour qu'un militaire, officier de surcroît, puisse convoler. C'est ainsi que la gendarmerie du Tarn va enquêté à Rabastens :
La famille est "des plus honorables". Elle est composée de "M. Gouzy, ingénieur civil, de Mme Gouzy, d'un fils habitant avec ses parents [Georges n'est pas encore marié] et de Mlle Louise Alinska âgée de 21 ans, recherchée en mariage".
La demoiselle est "distinguée et a reçue une éducation soignée, en un mot elle réunit toutes les conditions désirables pour une femmes d'officier".

 

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E
n septembre 1900 Ernest est o
fficier d'ordonnance au ministère de la guerre, en décembre 1901 il est promu chef d'escadron au 33e régiment d'artillerie, puis au 27e. En novembre 1903, attaché aux légations de la R.F. en Belgique et en Hollande, il est promu lieutenant-colonel et maintenu 5 ans dans sa situation. En mars 1907 il est affecté à l'Etat-Major particulier de l'artillerie. En mars 1909 il est nomé commandant militaire du palais de la chambre des députés . En septembre 1911 il commande le 33e régiment d'artillerie. En octobre 1913 il est appelé au commandement, par intérim, de l'artillerie en Algérie avant d'être promu général de brigade à l'Etat-Major général d'Algérie le 19 mars 1914 *.
La famille suit l'officier dans ces multiples postes, au prix de nombreux changement de résidences, Paulette disait     trois déménagements = un incendie
 !
     
Le 3 août 1914, c'est la guerre. il rejoint très vite le front. Après sa participation aux combats autour de Verdun, il est muté sur le front d'Orient et se bat dans les Balkan.
 
1912 - Le "colonel " *
sur Valentine à la sortie
des quartiers de Vincenne.
Citation d'Ernest,
transmise par sa fille
 

Ernest et Louise  
à Bruxelles en 1905  
chez Mme Frison.  

 * L'« état de service d'Ernest Alexandre Romulus Siben »  
    d'où est extrait ce paragraphe, ne mentionne curieuse-
    ment pas de passage par le grade de colonel
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En 1917, le général et l'Hartmannwillerkopf  
 ( le vieil Armand en français).
  © Olivier LE ROY. 
. Auteur : Mr Wurtz - tous droits réservés.
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Le général
en grande tenue

 

 
G
énéral de division, en octobre 1917, le 3 novembre il prend le Commandement de l'artillerie de l'armée française d'Orient. Il participera en septembre 1918 à la rupture du front germano-austro-bulgare puis à la poursuite de l'ennemi, au-delà de Sofia, jusqu'à Russé sur le Danube coté bulgare.
 
E
n 1919 il est nommé à la tête de la 24e division à Périgueux, et à Limoges.
C'est là qu'il apprend la mort d'Henri. Louise rapatrie leur mobilier d'Alger et emménage à Paris, rue de Bourgogne dans l'appartement de Paul Gouzy. Mais c'est du provisoire puisqu'ils achètent à Meudon le "Clos Monsieur", 28 rue Alexandre Guilmant.
 
Ernest est désigné pour le centre d'études d'artillerie, à Metz, puis, sur sa demande, il est muté à Laon. (2)
 
L
a santé de Louise se dégrade. Elle a un cancer. Elle est soignée par radiothérapie. Une deuxième opération est décidée en décembre 1920. Ses responsabilités obligent Ernest à beaucoup voyager à travers la France. Le 21 décembre 1920 il a une première alerte cardiaque sérieuse. Ils partent assez mal en point tous deux pour profiter du climat plus clément du Mont des Oiseaux dans les Maures près d'Hyères sous la garde de Paulette, pendant que Jean et sa jeune épouse commencent le déménagement vers Meudon avec l'aide de quelques amis. Ernest et Louise s'installent dans cette maison. Mais ils sont bien malades tous deux et sont soignés avec dévouement par Paulette. Une nouvelle crise affaiblit Ernest qui s'éteint le 29 septembre 1921.
 

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Il est inhumé, après des obsèques civiles, à Vezin, en présence de Jean et Paulette. Le coup est dur pour Louise qui meurt à son tour le 2 décembre 1921. Elle est enterrée à Vezin à coté de son mari dans les caveaux jumelés des familles Leduc-Siben.
 
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Le général
à bord du Chateaurenault,
au large d'Ithaque
le 7 nov 1917
A gauche,
Louise et Paulette
à Ax-les- Thermes
en 1912.
A droite,
Ernest, en permission,
avec Paulette et Pim

en 1916
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Pendant toutes ces campagnes, Ménard, son ordonnance, suit fidèlement le général.
Ces deux filles, Denise et Gilo, dévoueront leur adolescence aux enfants de Paulette.

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Ernest et Louise aiment peindre des aquarelles.
 

Vues
de leur salon à Alger,
à gauche
,
le coin d'Ernest
peint par Louise,
à droite,
celui de Louise
par Ernest.


 

 
P
eut-être inspiré par son beau-père le sénateur Gouzy, Ernest entreprend, peu après son mariage, la rédaction de notes et souvenirs sur sa famille et celle de son épouse Louise. Ce joli album, illustré de photographies, est aujourd'hui chez son petit-fils Jean-Louis Siben.
 

  Voir aussi : II.1.Fm 10/14c 
  II.1.Ff 10/14a 
 
  Léon Siben
  George Gouzy 
 
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  Sources : E. Siben : 'Notes et souvenirs'; Y. F. de F. (album Siben); traditions familiales.
http://www.wesserling.fr/1917/page11.html    09/2008
 
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Geo                                      

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