SB - IV.58.F  

     
Jean Frédéric Engel 90/122
né ou baptisé le 9 juin 1784 à Mulhouse (68) le 13 mai 1862 à Dornach ou Cernay ? (68)
fils de Jean Henri Engel (1750 - 1799) 180/244 et de Anne Marguerite Wild (1757 - 1823) 181/245
  il épouse le 28 octobre 1813 à Cernay (68)
  
Anne Jeanne dite Annette Witz 91/123
née le 23 février 1791 à Cernay (68) 27 décembre 1859 à Cernay ? (68)
fille de Jean Witz (1762 - 1811) 182/246 et de Catharina Schmerber (1759 - 1824) 183/247
    

 
    
      Annette Witz          &    Jean Frédéric Engel
 
 
Miniatures reproduites dans 'Portraits Mulhousiens', de Camille Schlumberger
 
      
Enfants : tous nés à Cernay (68) :
 
 

            1) Zélie Engel (29.03.1816 - 15.02.1896, à Mulhouse), 45/61
                elle épouse le 20.03.1833 Charles Emmanuel Doll (02.09.1799 - 09.06.1879) 44/60
            2) Frédéric Engel (27.03.1818 - 16.09.1883, à Paris) 44/260 b
                il épouse le 12.01.1843 Julie Dollfus (10.08.1825 - 24.07.1911, à Paris)
            3) Annette Engel (10.09.1820 - 30.11.1825, à Cernay) c
 

 
1 - 2.3 - 4 -  
 
 
  





M
anufacture Witz & Engel,
à Cernay, lithographie

(J. Mieg, Manufactures du Haut-Rhin (?)


 
¤ Jean Frédéric Engel, comme son père, est rond de visage et, en vieillissant rond de corps. Son père fait partie de ces prospères imprimeurs d'indiennes, ces toiles de cotonnades peintes qui ont tant de succès en cette fin du XVIIIe siècle et au début du siècle suivant.
Je jeune homme s'installe comme négociant à Sennheim (ancienne orthographe pour Cernay) vers 1812.
Il épouse Annette Witz, la plus jeune des filles de Jean Witz, lui aussi fabriquant d'indiennes
.

Jean Frédéric s'associe alors, jusqu'en 1817, à ses beaux-frères et sa belle-mère, veuve, dans l'impression sur étoffes. Il prend en charge, semble-t-il, la responsabilité de la recherche des couleurs et produits d'impressions comme chimiste. L'entreprise prend le nom de Witz & Engel.

 
¤
Frédéric et Annette habitent une grande maison, à l'angle de la route royale de Colmar et du faubourg de Colmar. Trois enfants y naissent : Zélie en 1816, Frédéric deux ans après et Annette en 1820.

 
                                                                 (aquarelle de 1840)
La maison   
Engel-Witz,   
à Cernay.   
 
 1 - 2 3 - 4 -
 


 
¤ Entre 1816 et 1829, Frédéric s'associe, avec son frère Henri Engel, avec Jean-Jacques Zurcher dans une nouvelle manufacture de toiles peintes, Jean-Jacques Zurcher et Cie. C'est pendant ces années-là (1820) que l'on introduit dans l'impression un nouveau colorant au rouge éclatant, le rouge d'Andrinople, mis au point par les établissements Thierry-Mieg. Les affaires sont florissantes. La famille vit à l'aise.
Mais les maladies infantiles n'épargnent pas les maisons bourgeoises. La petite Annette, qui vient juste d'avoir 5 ans, meurt fin novembre 1825.

¤ Frédéric Engel-Witz participe à la vie municipale de Cernay. Il est conseiller municipal de 1826 à 1829, et de 1830 à 1835, puis adjoint au maire (son neveu (?) M. Witz-Witz). Il est aussi élu en juin 1831 capitaine de la Garde Nationale de Cernay, par les 22 gardes nationaux de 2ème compagnie du Centre.
En 1845, il fait partie des 30 contribuables les plus imposés. Il est nommé juge de paix suppléant de 1832 à 1855, au tribunal de Cernay (dans l'actuelle rue Poincaré).

¤ Il fait donner à ses deux enfants une bonne éducation, française et étrangère.
Zélie a, parmi ses livres d'enfants, un petit recueil de comptines anglaises. Zélie et Frédéric sont tous deux mélomanes.
Devenu grand, Frédéric junior, dit Engel-Dollfus, du nom de son épouse, sera un mécène, protecteur des arts.
La maison est accueillante. On y reçoit les personnalités de passage, et les jeunes cadres du département C'est ainsi que Charles Emmanuel Doll, futur sous-préfet, a l'occasion d'être invité dans la famille Engel-Witz et d'y faire la connaissance de Zélie. Le mariage des deux jeunes gens est célébré au temple protestant de Cernay.
La fortune des Engel leur permet d'accueillir sur un même pied d'égalité les familles du patronat mulhousien.

 1 - 2 - 3 - 4 -
 


 
 
Ils entretiennent de nombreux liens avec la bourgeoisie protestante de Mulhouse. C'est ainsi que Frédéric, le fils de Frédéric et d'Annette fréquente le salon Dollfus et y rencontre sa future épouse, Julie.

Frédéric Engel quitte Cernay pour Dornach vers 1850 pour se rapprocher de son fils Frédéric Engel-Dollfus, qui a brillamment fait fortune dans l'entreprise DMC (Dollfus Mieg et Cie). Il y a, à Dornach, un photographe très connu, Adolphe Braun. Frédéric se fait donc portraiturer une dernière fois, à plus de 70 ans, grâce à la technique du daguerréotype vers 1855.
    Frédéric
    Engel-Witz,
    vers 1855,  
    à Dornach.

     Reproduction photographique
     (par Ad. Braun, Dornach) d'un daguerréotype plus ancien.

  
Sources : archives familiales  
N. Stoskopf 'Les patrons du Second Empire : Alsace', Picard, 1994, p. 132  
Jérôme Blanc 'Les Engel, une famille d'industriels et de Philanthropes, 
AMM B 116, E. Meininger 'Généalogie de la famille Witz' (manuscrite)  
12/2000 

  1 - 2 - 3 - 4 -